Les 18ans à l'heure belge


14 joueurs du groupe appelé à évoluer en 18 région était ce week-end du 48ème tournoi international du Royal Gosselies (prononcez "gosseli" et non "gosseliz") près de Charleroi.
Un tournoi fil conducteur d'un voyage transformé en véritable stage commando.


Les 18ans à l'heure belge
Samedi matin parking du stade de Gagné. Il est 6h10. Le réveil difficile se lit sur les visages dans cette période de vacances où le rythme de sommeil est plutôt décalé.
Les premiers squattent le 807 dernier cri. Les retardataires doivent se "contenter" du mini-bus gracieusement mis à disposition par la ville. Dernier café pour les coachs et les deux bolides prennent la direction du nord bien aidés en cela par le GPS.

14h30. Stade du Royal. Des pré-qualifications sont organisées pour désigner les deux représentants régionaux. Jean-François et Franco, respectivement organisateur et guide officiel d'O.S., nous emmènent sur notre lieu de vie des trois jours : ce sera l'Etap Hôtel de la récente zone industrielle. Les joueurs prennent quartier dans leurs chambres avant de participer à leur troisième séance d'entraînement de l'année. Footing, briefing sur la saison, conservation et mise en place sont de rigueur dans une ambiance des plus studieuses. La soirée emmènera les joueurs au restaurant avant une petite virée à la foire de Charleroi.

Dimanche. Trois matches sont au programme sur le terrain ou plutôt le champ, un doux euphémisme, de Jumet martelé de trous, mauvaises herbes et de gadoue aux premières pluies. Ce n'est pas une histoire belge, mais d'après les organisateurs, c'est le meilleur du secteur !

Florian dans ses oeuvres
Florian dans ses oeuvres
Qu'importe. L'objectif est de travailler athlétiquement et nous sommes servis. Nous allons jouer sur les deux jours 5 rencontres de 40 minutes, rencontrer des équipes plus âgées et surtout qui ont repris le chemin de l'entraînement depuis au moins trois semaines.

Nous perdons nos deux premières rencontres, peut-être perturbés (rires) par la Marseillaise lors de la présentation des équipes. Pour l'anecdote, Arnaud est le premier buteur de la saison. Après une sieste salvatrice, nous disputons la troisième et dernière partie de la phase éliminatoire face au futur 1/2 finaliste. Match nul.

La fin d'après-midi est réservée aux entretiens individuels. L'occasion de discuter et de faire le point avec chacun des joueurs, nouveaux comme "anciens".

Après une dernière nuit, presque blanche pour certains, les deux matches de classement se solderont sur le même score. 0-1. Face à l'ardeur physique belge, il fut très difficile d'imposer son jeu.

La sentence tombe : nous prenons la 16ème et dernière place de la compétition en toute logique et surtout sans regret.
L'essentiel est préservé : Des affinités se sont créées, nous avons travaillé dur et l'état d'esprit était au rendez-vous comme le démontre l'obtention, méritée, du superbe trophée du fair-play.

Coup de chapeau aux organisateurs pour leur excellence.