Jean-Yves CADIOU, 100% gardiens


Après avoir eu la chance d'accueillir bénévolement David MARRAUD pour une pige de luxe d'une saison, les numéros 1 du stade de Gagné étaient en droit d'attendre un successeur digne de ce nom.
Les présidents orvaltais les ont gâté en embauchant Jean-Yves CADIOU, spécialiste du poste et reconnu pour son travail à travers le département.
Intreview passionnante et passionnée...


Les gardiens de l'école...
Les gardiens de l'école...
Jean-Yves, ton CV foot en quelques lignes…

J'ai débuté tardivement au football de compétition (14ans).
A 17ans, je joue en en PH à la JA de Quimper, ville de ma naissance puis direction La Roche sur Yon dont l'équipe première jouait alors en division 2.
Ensuite, entraîneur, joueur et secrétaire d’un club que j'ai créé avec d'autres au Poiré sur Vie.
Le travail me ramène près de Nantes, du côté des postiers...
Après quelques années en FFF, je joue avec la DH corpo.
Ensuite, joueur, entraîneur des "corpo" et des gardiens de but de l’AS Sautron.
En 1985, je deviens entraîneur adjoint et plus spécifiquement des gardiens toujours à Sautron qui monte alors en DSR.
Changement de cap en 1993 avec la responsabilité de la structure jeunes des débutants aux 17ans du FC Stéphanois plus celle des seniors la dernière année (1996-1997).
Un petit moment de relâche foot pour le volley !
Second passage à Sautron avant mon arrivée au stade de Gagné où OSF me confie les gardiens. En parallèle, je participe aux perfectionnements gardiens du FCNA et je suis membre de la commission technique des gardiens de but du district.

Quels sont tes meilleurs souvenirs ?

A chaque catégorie des bons moments. En junior à la JA, une très bonne équipe de copains - terme qui avait une grande importance à ce moment ! - jouant à un niveau respectable rivalisant avec les grands club autour de Quimper...
Le meilleur est, sans doute, les années passées au club du Bourg (La Roche) à l’entraînement avec les équipes jouant en D3 puis D2.
Les 7 années passées à Sautron, dans les années 80, marqueront également mon passage au football.
Je ne pourrai jamais oublié les années 90-95 passées à encadrer une colonie à dominance football à Clairefontaine, en relation avec le centre technique de formation football (INF).
J’espère désormais fortement que l’OSF, après des années de « fonction » me laissera, aussi un fort souvenir !

... les 13 et 15ans...
... les 13 et 15ans...
Toi qui as travaillé dans différents clubs limitrophes, quelle image dégage Orvault Sports de l’extérieur ?

OSF est un club structuré qui fait envie aussi bien en tant que joueur qu'entraîneur...
Les petits attendent avec impatience le tirage du tournoi international.
Dans d’autres clubs, peut-être à des niveaux plus éloignés, les gens ne pensent même pas à ce club qui leur semble loin de leur niveau !

Et maintenant que tu le vis de l’intérieur ?

Maintenant, j’y suis, je le découvre, apprécie énormément mon rôle...
La renommée du club est bien à la hauteur de sa structure et de son organisation je pense. Un club qui est capable de mettre en place un poste d’entraîneur de gardien de but, ce ne peut être qu’encore un plus auprès des joueurs.
Le « TIPB » (je m’y fais !!!), ramène aux plus jeunes, la reconnaissance de l’OSF.

Quelles sont tes relations avec les éducateurs d’OSF ?

Elles sont excellentes pour moi. Je me sens déjà bien incorporé et bien accepté.
J’ai l’impression que chacun, dans son rôle, accepte le rôle de l’autre et lui fait confiance.
Je me sens à l’aise et libre de mes initiatives et cela est très agréable.

... et les seniors.
... et les seniors.
Comment es-tu organisé au niveau des gardiens de but (séances, observation, etc.) ?

Chaque catégorie a ses entraînements spécifiques toutes les 2 semaines. Le calendrier établi au début de la saison et immuable malgré les vacances.
Les poussins lors de leur entraînement, les benjamins le mardi à 18h15, les 13-15ans le mardi à 18h15 et les 18-seniors le mercredi à 19h00.

Quels sont leurs besoins ?

Après avoir joué 40 ans dans les buts, l’expérience me permet de ressentir les besoins du gardien.
Un gardien doit posséder de la détente, vitesse, vivacité, souplesse, coordination.
Pour bien les « travailler » dans ce sens, je demande à Patrick, ostéopathe au club des précisions et il participe même à l’échauffement des gardiens lors des séances.
La prise de balle est une des qualités primordiales du gardien.
Il est difficile de résumer le besoin du gardien...
J’observe 3 à 4 matches par week-end... Je base mon entraînement sur ce que j’ai vu.
On peut dire que les gardiens ont souvent un entraînement individualisé.

Les gardiens, c’est une famille à part ?

Cette "famille", on ne peut pas la décrire tellement on la vénère pour soi-même.
C’est un rôle individuel dans un sport collectif. Le gardien doit travailler plus : il faut qu’il soit adroit avec les mains et les pieds. Il ne peut choisir sa gauche ou sa droite…
On naît gardien, on ne peut le devenir, c’est un rôle de "kamikaze", volontaire, "sans peur ni reproche".
Il doit être capable de faire abstraction d’une action passée pour réussir la suivante. Ce poste demande beaucoup de concentration.
Une famille à part mais qui doit s’incorporer au collectif.
Il doit prendre soin de lui... Il doit être véritablement pris en compte dans l’échauffement... Et, il doit être aider dans les moments difficiles...